Vue exterieure de la maison de Raymond Devos

Vue exterieure de la maison de Raymond Devos

Raymond et Simone Devos ont choisi de vivre à Saint-Rémy-lès-Chevreuse. C’est au début des années 60 qu’ils ont emménagé dans la maison appelée autrefois  « Villa Hiéra », au cœur du village.
Raymond disait:  « Quand je suis venu visiter cette maison, c’est comme si je l’avais déjà vue en carte postale. Je crois à la magie des lieux. Il y a des endroits où l’on se sent bien tout de suite…Certains ont aussi un côté magique, vous avez l’impression d’y retrouver la chaleur de votre maison natale« .
La très belle maison à la Mansart, blottie en contrebas de la rue de Paris, domine le parc traversé par l’Yvette. Au fond, sur un étang, s’ébattent les cygnes et les canards sauvages.
Raymond, le magicien du rire et des mots, a créé là son univers si propice à la création.

J’eus le bonheur de le rencontrer un soir de juin 1986. Le Syndicat d’Initiative, dont j’étais présidente, avait organisé un spectacle son et lumière dans le parc du Prieuré. « Ceci est l’histoire de mon village » racontait les évènements marquants de notre bonne ville et Raymond allait clore la soirée. Lorsqu’il a conté son sketch « Le possédé du percepteur », la foule en liesse a repris en chœur son fameux cri  « Des sous !!! ».

Il aimait être Saint-Rémois, côtoyer ses voisins et participer en toute simplicité aux fêtes locales en apportant souvent son aide.
Après l’inauguration de la salle de spectacle de l’Espace Jean Racine, qu’il appelait tendrement « son théâtre« , s’ensuivirent les galas offerts si généreusement pour des œuvres caritatives locales et le soutien apporté aux associations culturelles de la ville.
Enfin, en 1996, lors de la réalisation par l’Office de Tourisme du livre « Histoire et histoires de Saint-Rémy-lès-Chevreuse », je ne peux oublier l’insistance amicale avec laquelle Raymond nous encouragea, nous assurant de son indéfectible soutien en cas de difficultés. Il ne doutait pas de la réussite de notre projet et il eut raison.

Ses amis, il les choisissait discrètement. Chaque rencontre était impressionnante, mais le lien très personnel qu’il tissait avec eux se caractérisait par l’extraordinaire confiance accordée à chacun.

« Si les gens m’aiment, c’est parce qu’ils sentent que je les aime« , pensait-il. ( « Rêvons de mots »)

Merci Raymond.

Colette Lecailtel– Présidente de l’ADARD